Actualités - GREVE

Publié le 05/01/2012 | 10:42

Ali El Anziz, décédé de mort naturelle

Par Maité KODA

Une foule compacte a assisté aux obsèques d’Ali El Anziz en octobre © Mayotte 1ere. Ali El Anziz est mort d’une crise cardiaque. La contre expertise sur le décès de ce manifestant, le 19 octobre, met une nouvelle fois les forces de l’ordre hors de cause.

Son décès a endeuillé tout un département, en proie à un mouvement de protestation contre la vie chère sans précédent. Le 19 octobre, à Mamoudzou, Ali El Anziz, 39 ans, au cœur d’un affrontement entre manifestants et forces de l’ordre s’effondre. Les secours l’évacuent vers l’hôpital, mais il décèdera quelques instants plus tard. Les premiers témoignages assuraient qu’il avait été victime d’un tir de flash ball.
Une première autopsie a mis en cause les massages cardiaques prodigués par les pompiers. Ces derniers, inappropriés auraient, selon le médecin légiste dépêché de la Réunion, provoqué des fractures de trois côtes et perforé son cœur. Un rapport contesté par la famille de la victime, ainsi que par le président du Conseil général Daniel Zaïdani (DVG).

Depuis trois mois, une contre expertise avait donc été demandée. Quatre légistes se sont penché sur le cas d’Ali El Anziz. Les résultats qui viennent de tomber mettent cette fois-ci en cause une myocardite aiguë, un dysfonctionnement cardiaque. Ali El Anziz serait donc mort d’une mort subite, et naturelle.

La famille de la victime n’est pas non convaincue par ces nouveaux résultats. Me Nadjim Ahamada, son avocat, s’en explique au micro de Mayotte 1ere : " Il ressort de cette expertise diligentée par le magistrat instructeur que ce monsieur avait cette myocardite depuis longtemps, et qu’il s’agit d’une maladie asymptomatique(…) Nous réfléchissons comme la loi nous le permet, à éventuellement refaire une expertise", poursuit-il.

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