Actualités - ECONOMIE

Publié le 23/11/2011 | 10:13

L’Etat promet un coup de pouce

Par La1ere.fr (avec AFP)

Marie-Luce Penchard © AFP L’Etat est prêt à débloquer 50 millions d’euros en 2012 pour aider au redémarrage de l’économie de Mayotte, mise à mal par le conflit social sur la vie chère de l’automne.

C’est Marie-Luce Penchard, la ministre de l’Outre-mer qui a annoncé la nouvelle aux élus mahorais qu’elle a rencontré ce mardi. "Il y a urgence à relancer l’activité pour préserver l’emploi, le développement et le pouvoir d’achat des Mahorais. Le gouvernement souhaite s’investir fortement pour mettre en œuvre ce plan de mobilisation des crédits publics, en étroite concertation avec les élus", a-t-elle déclaré dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre.

Concrètement, pour donner "une impulsion significative" à l’économie afin de "sauver plusieurs centaines d’emplois gravement menacés", "une enveloppe d’environ 50 millions d’euros pourra être mobilisée pour ce plan dès 2012".
Cette enveloppe est destinée à la réalisation rapide "des investissements publics utiles à la population" comme par exemple "la réhabilitation des routes urbaines, des travaux d’aménagement pour favoriser la construction de logements, l’accélération des travaux nécessaires d’alimentation en eau potable et de gestion des déchets, des travaux de réhabilitation des écoles, le développement de la production locale en faveur du secteur agricole ou des aides d’urgence pour soutenir les entreprises en difficulté".

Une étude sur l’économie mahoraise
Pour contourner les "problèmes de cofinancements publics qui bloquent souvent des projets", la ministre a proposé de mobiliser ces crédits "pour financer à 100% des opérations prioritaires". Mme Penchard a précisé que "les opérations financées devront concerner des projets prêts à démarrer au premier trimestre 2012". "Avec les élus de Mayotte, le préfet est chargé d’élaborer ce plan dans les prochains jours", a-t-elle ajouté.

Au cours de la réunion, qui a réuni les grands élus de Mayotte (député, sénateurs, président du conseil général et ancien président, président de l’association des maires, conseillère économique et social), une "instance de suivi de la départementalisation" a été actée, qui devra se réunir "au moins une fois par an".
De plus, pour répondre à une demande des organisations syndicales, qui n’ont pas signé l’accord de sortie de conflit, la ministre a indiqué que l’Etat pourrait financer "une étude confiée à un prestataire extérieur sur la structure des prix et, plus largement, sur le mode de fonctionnement de l’économie mahoraise".

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